Qui est 1er sur Google sur "e-Commerce B2B" ?

Ca fait toujours plaisir, mais ce blog arrive en tête des résultats de recherche sur "e-Commerce B2B" sur Google. Faut dire, on est pas nombreux dans ce domaine... Bon reste plus qu'à arriver 1er sur "eCommerce B2B" (sans le tiret...) et "e Commerce B2B" (avec espace), mais là c'est pas gagné...

UPDATE 30-10: comme me le fait remarquer Patrick, je ne suis déjà plus 1er sur "e-Commerce B2B" AVEC TIRET !!! Merdoum alors !! Patrick: fais moi un lien vers mon blog, et je t'offre une bouteille de Bandol !!  :-))

Free lance la TV Pro

Une news hyper interessante: Free annonce une version Pro de sa TV Perso. Un article sur le Figaro.fr ICI. Il s'agirait pour les entreprises de lancer leurs chaines de télévision accessibles aux "Freenautes"  mais aussi (c'est l'intérêt B2B), je cite, à des "publics professsionnels sélectionnés, disposant d'une FreeBox". J'attends de voir avec impatience quelles en seront les applications B2B. On peut s'en donner une idée en jetant un coup d'oeil au site de brainsonic, partenaire de Free dans l'opération, et à leurs références actuelles.

Etude Benchmark sur le eCommerce B2B

La nouvelle mouture de l'étude du Benchmark Group sur le eCommerce B2B vient de sortir.

Parmi les résultats rendus publics, il faut noter que les sites participants au panel font état d'une belle hausse de leur chiffre d'affaire d'environ 28% au premier semestre 2007, même si, à y regarder de plus près on note une baisse de la tendance par rapport à 2005/2006.

Par catégorie, on voit que la plus belle hausse est encore dans la fourniture industrielle (mais que met on dedans ?).

Les sites interrogés sont réellement les plus connus, même si on peut regretter que soient sur-représentés les VADistes et  les pure-players (voir les catégories mises en avant: fournitures de bureau, IT). Il serait probablement bon d'intégrer à l'avenir des sites d'autres grands domaines du B2B, par exemple dans la construction et ses dérivés... (moi, partial ? :-)), ou le voyage ! Cela s'explique par la volonté de limiter aux achats hors production. Mais pourquoi serait-ce moins intéressant ? 

Et, au fait, les sociétés de type Ariba peuvent-elles être considérées comme du eCommerce B2B ?... (oui, c'est une question piège).

Sinon, je suis évidemment curieux d'avoir les commentaires de personnes qui auront acquis l'étude.

20 sociétés interrogées :
Bechtle direct, Bernard, Compufirst, Dell, Ebizcuss, Expedia Corporate Travel, HP, Inmac wstore, Ipsopresto, JM Bruneau, JPG, Manutan, Onedirect, Raja, Serg, Surcouf Entreprises, Testoon, Vepenet, Welcome Office

30 sites étudiés :
abix.fr, bechtle.fr, bernard.fr, camif-collectivites.fr, compufirst.com, conradpro.fr, decathlonpro.com, dell.fr, ebizcuss.com, hp.com/fr, ibm.com/fr/, inmac-wstore.com, ipsopresto.com, jm-bruneau.fr, jpg.fr, ldlc-pro.com, manutan.fr, misco.fr, officedepot.fr, 01direct.fr, otto-office.fr, radiospares.fr, raja.fr, setam.com, seton.fr, surcoufentreprises.com, testoon.com, vepenet.com, vikingdirect.fr, welcomeoffice.com

A bientôt,

Négoce et eCommerce B2B

Je vous conseille un article de la revue "Négoce" (revue papier spécialisée, a priori, pas de site Web trouvé...) de Mars 2007, qui fait le tour de l'évolution sur le Web des sites de négoce professionnels. Sont interviewées notamment les sociétés suivantes: Lapeyre (Lapeyrepro.com), SigmaKalon (toutpourlepeintre.fr), Gedimat, Woleseley (reseaupro.fr),

On y retient (ça a l'air évident pour des pros du eCommerce, mais croyez moi, ça ne l'est pas toujours dans ce type de sociétés..):

  • la nécessité de mettre en place une stratégie moyen-terme (en opposition à la mise en place court-terme de sites "pour voir", mal gérés, et donc décevants au final...)
  • l'importance de l'ergonomie (en B2B, le lieu commun est de prendre l'ergonomie pour de la simple mise en forme "inutile en B2B"....)
  • l'importance des actions de communications, "vecteur de traffic et de communication", type emailing, ou présentation du site lors des salons,

L'article conclut: "Le commerce en ligne est un canal complémentaire qui, si le site est bien fait et bien géré, génère du CA mais également du traffic sur le point de vente". On est bien d'accord.

Chiffres B2B et TPE

Autre étude France intéressante, axée sur les TPE celle-ci, celle de IPSO-Fiducia. Elle remonte à 2005, et a priori n'a pas été mise à jour récemment. Cette étude indique les chiffres suivants:
- 75% des TPE sont informatisées
- 65% des TPE ont accès à Internet
- Pour les dirigeants connectés, 91% utilisent pour la recherche d'information et à 89%
pour la consultation de sites professionnels.
- ... et 63% achètent ou réservent en ligne.

Plus d'infos ICI !

Définition du eCommerce B2B

Le rapport "Tableau de bord du eCommerce B2B" décrit dans ma note précédente, donne une définition du eCommerce B2B qui est pas mal  - par ailleurs c'est la définition retenue par l'OCDE - mais sans doute encore perfectible:

Définition eCommerce en générale : « La vente ou l'achat de biens ou de services, effectués par une entreprise, un particulier, une administration ou toute autre entité publique ou privée, et réalisé au moyen d'un réseau électronique (computer-mediated networks).»
Cette définition inclut non seulement les achats et ventes réalisés au travers d’un site sur la Toile, mais également les achats par minitel, par un système téléphonique interactif (type Audiotel) ou encore, entre les entreprises, au travers de relations directes et automatisées d’ordinateur à ordinateur (type EDI).
Elle exclut les transactions passées sur un mode non interactif, par exemple par fax et téléphone, mais aussi les courriels quand ils ne sont pas échangés dans le cadre d'une application interactive (message simple suivi d’un traitement manuel). Par ailleurs, les biens et les services sont commandés par l'intermédiaire de ces réseaux électroniques, mais le règlement financier et la
livraison peuvent être réalisés en ligne ou par d'autres moyens.

Quelques commentaires pour les puristes:

- on voit bien que c'est une définition liée à la commande ou l'acte de vente, dans le seul but de restreindre les volumes/chiffres a la valeur de la transaction contractuelle. On note qu'elle exclut les devis, les factures, les paiements, etc. C'est une définition à portée uniquement statistique, et non organisationnelle/opérationnelle.

- l'exclusion doit être relativisée suivant de quel bord on se place. Si une commande est envoyée via un système électronique coté clients/acheteurs (exemple: via un eprocurement), mais reçue sous forme de mail (ou de fax !) coté fournisseurs, il me parait évident que nous sommes bien en eCommerce ! Alors que cette définition semble l'exclure...

- je m'interroge sur l'inclusion des systèmes audiotel dans cette définition, je ne les avais pas vraiment considéré sous la bannière eCommerce... A réfléchir un peu...

Chiffres: le "Tableau de bord du eCommerce 2006"

J'ai découvert cette petite perle d'information qui s'appelle le "Tableau de bord du eCommerce" publié par le MINEFI et dont la Logo_minefi dernière version remonte à Mars 2006, soit finalement pas très longtemps. Ce tableau de bord s'intéresse au eCommerce B2B, à part égale au eCommerce B2C. Il fait la synthèse des principaux rapports et études effectués par les différents instituts (où l'on s'apperçoit que la dernière grosse étude réalisée remonte à 2001-2002). En voici extraits quelques chiffres.

  1. Le eCommerce B2B représente 90% du CA du eCommerce électronique total en 2005.
  2. 93% des entreprises de 6 à 200 salariès sont connectés à l'Internet (Jan. 2006).
  3. -- 57% d'entre elles l'utilisent quotidiennement pour leurs échanges clients fournisseurs
  4. -- 51%  l'utilisent quotidiennement pour rechercher de l'information professionnelle
  5. En revanche, seules 40 à 50% des TPE (0-10) disposent d'une connexion haut débit en 2005.
  6. 40% des entreprises (20+) ont acheté sur Internet, EDI ou Minitel en 2002.
  7. 4% des achats (en volume) des entreprises (20+) se réalise sur Internet en 2001, et 13% sur EDI.

Le rapport donne des précisions, suivant les indicateurs, en fonction de la taille des entreprises, de leur secteur d'activité, et du pays - comparaison via Eurostat. Bref, une excellente base de travail toutefois pour poser un contexte sur une étude.

Le eCommerce B2B en hausse de 44% au premier trimestre 2006

Selon une étude realisée par la FEVAD, les sites de ventes aux professionnels ont enregistré une croissance de 44% au 1er trimestre 2006 par rapport au 1er trimestre 2005, soit une hausse beaucoup plus forte que celle des sites des particuliers (+30%). Cette hausse en B2B était déjà de 41% au dernier trimestre 2005. Plus de détails sur le site de la FEVAD.

Au sujet du livre blanc de la FEVAD sur le eCommerce B2B (2)

Une note supplémentaire sur les recommendations de la FEVAD...

Je pense qu'il aurait utile de recommender ou au moins de mentionner une plus forte implication des sociétés françaises et européennes dans la définition des standards liés au ecommerce B2B. Le secteur a souffert et souffre encore énormément de formats d'échanges propriétaires ou de standards culturellement peu adapté, car pilotés par des organismes US. Mais faire évoluer et converger des formats et des standards demande de l'investissement en temps et la capacité à coopérer avec d'autres sociétés ou organismes publics. Ce n'est malheureusement pas dans les gênes des sociétés françaises ! Résultat: en eprocurement, en France certains fournisseurs catalogables fournissent leurs fichiers catalogues à leurs clients grands comptes dans près de  40 formats différents... pour décrire au final les mêmes produits. C'est le syndrome du "not invented here": chacun veut son format. Il y a un vrai besoin de standardisation et de convergence. Tout le monde y perd beaucoup d'argent depuis des années.

Au sujet du livre blanc de la FEVAD sur le eCommerce B2B

Voilà une initiative fort intéressante de la FEVAD qui essaie de rendre aux B2B ses lettres de noblesse.

Le premier intérêt de ce livre blanc est donc avant tout d'attirer l'attention des medias et de la presse spécialisée sur une partie du eCommerce généralement assez délaissée parce que souvent moins spectaculaire ou "fun" que sa contrepartie B2C et qui fait l'objet de moins de grands sites ou de grandes "succès stories" de l'internet.

Le livre blanc met parfaitement en valeur les 2 aspects du eCommerce B2B: le "Buy side", d'un coté, drivé par les clients/acheteurs, avec ses solutions de eProcurement, et le "Sell-Side" de l'autre avec ses sites marchands, drivé par les fournisseurs/vendeurs.
Or, ce sont 2 mondes qui cohabitent quasiment sans se parler (ce qu'essaie de réparer ce blog :)). Or, ces 2 types de solutions ont pris radicalement 2 orientations différentes: les fournisseurs ont investi dans l'ergonomie de leurs sites, la présentation de leur offre, leur moteur de recherche, la personnalisation clients, alors que les éditeurs de solutions de eProcurement ont massivement investi dans la couverture des process de la fonction achats (sourcing, procurement, invoice), évidemment souvent (toujours ?) au dépend de l'ergonomie ou de l'utilisateur final.

Concernant les 5 recommendations, j'ai retenu en particulier que le secteur public Français doit se lancer dans une politique forte de dématérialisation des échanges, pas seulement au niveau appel d'offres (en cours !), mais aussi dans les actes d'approvisionnements, de facturation et de paiement. C'est un sujet sur lequel il semble que nos admnistrations prennent du retard et ne jouent pas de rôle d'entrainement vers les PME. Or le secteur pubic pourrait bénéficier des premières expériences du secteur privé, notamment au travers d'organismes comme la FEVAD.

Liens sponsorisées


Visites depuis 28/01/05